Genre et enfance : quand l’Europe s’introduit dans les écoles
Ce mardi 4 novembre, András László, député européen hongrois issu du groupe des Patriotes et le MCC[1], Mathias Corvinus Collegium, centre de recherche et think Tank hongrois conservateur, ont organisé une réunion au Parlement Européen afin de questionner les politiques communautaires promouvant la transidentité[2]. À l'issue de cet évènement, le mouvement LWS, Let Women Speak, accompagnés d'autres lanceurs d'alerte contre l'idéologie transidentitaire, ont tenu un rassemblement et plusieurs prises de paroles sur la Place du Luxembourg.
Le Dr Ashley Frawley[3], chercheuse associée au MCC, a présenté le résultat de sa recherche intitulée "Indoctrinating Children - How Brussels embeds Gender Identity in the classroom". Endoctrinement des Enfants - Comment Bruxelles intègre l'identité de genre dans les classes".[4]
Cette recherche a répertorié au moins 17 programmes européens (TUTOR, Diversity and Childhood, LoveAct, …)[5] déployés à destination du corps enseignant afin qu'ils sensibilisent les enfants aux théories du genre dès la petite enfance. Cette approche, selon ses détracteurs, encouragerait des transitions précoces au sein d'une population particulièrement vulnérable, avec des conséquences irréversibles sur des corps sains des suites de traitements hormonaux, bloqueurs de puberté, et interventions chirurgicales pouvant mener à la stérilisation. Certains estiment que les personnes homosexuelles figurent parmi les premières victimes de ces égarements idéologiques. Un trouble anxieux passager, ou un questionnement identitaire trouveraient une réponse induite et immédiate dans la transition médicale, souvent irréversible, et parfois regrettée, comme le suggère l'augmentation rapportée des personnes en « détransition ».
Les personnes qui remettent en question cette idéologie sont fréquemment accusées d'« être anti‑genre » ou de défendre un ordre ancien. Un paradoxe, selon certaines militantes féministes et associations homosexuelles, qui dénoncent les effets collatéraux d'une intervention précoce dans la vie intime et sexuelle des enfants, sans que les parents n'aient leur mot à dire.
Par ailleurs, le mégenrage (le fait d'attribuer à une personne trans un genre qui ne correspond pas à son identité) pourrait avoir des conséquences juridiques et professionnelles lourdes pour les enseignants réticents.
Ces programmes européens et les ONG qu'elles financent seraient également accusés de contourner l'autorité parentale, les cadres scolaires et les législations nationales de plusieurs États membres. De plus, certains critiques redoutent que cette sexualisation précoce de l'enfance ne favorise, indirectement, des comportements déviants, voire des abus.
La sociologue dénonce un détournement et un glissement rhétorique autour du genre à des fins idéologiques, marchandes et très lucratives notamment depuis l'intégration de la dysphorie de genre au DSM‑5 en 2013[6]. Initialement lié à la défense des droits des femmes, la notion de genre, sans être véritablement définie tend à remplacer le critère objectif physique et biologique du sexe et rend le travail du sociologue subitement problématique, si pas absurde lorsque ce dernier doit constater, par exemple, l'augmentation des violences sexuelles faites par des "femmes".
Réginald de Potesta de Waleffe pour BAM !
[2] The Trans Ideology Threat : Women's rights in danger
[3] Ashley Frawley (@AshleyAFrawley) / Posts / X
[4] Indoctrinating Children: How Brussels embeds Gender Identity in the classroom
[5] Indoctrinating Children: How Brussels embeds Gender Identity in the classroom